Publié dans Editorial

Présents ou non !

Publié le vendredi, 29 août 2025

Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle.

Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol.

Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré de son Staff dont le DG de l’ACM et du DG des Transports Aériens, convoqua d’urgence, la presse pour tenter de livrer des éclairages afin, peut-être, de dissiper sinon … d’étouffer dans les plus brefs délais l’affaire. Au fait, il n’en est rien ! Très remontées, les autorités au sommet de l’Etat, la Présidence et la Primature, se disant prises au dépourvu et demandent des explications claires et suffisantes au patron du MTM. Mais au final, les démarches n’ont pas convaincu. Et le ministre fut poussé à la porte. Evidemment, Madagasikara risque gros dans cette histoire malencontreuse. Il n’est pas un secret à tout le monde que l’Iran est sous la coupe de l’embargo international diligenté principalement par les Etats-Unis d’Amérique et ainsi tout pays pris en flagrant délit à la violation contre cette « punition » encourra  des foudres. C’est dans ce contexte quelque peu rocambolesque que les Maitres des céans d’Iavoloha et de Mahazoarivo, et vu la dimension internationale bien au-delà du territoire national de l’affaire, firent appel aux expertises des institutions étrangères plus compétentes et expérimentées. 

Durant les procédures d’enquête, on n’a pas vu, dit-on, la moindre trace des agents du FBI. Alors, les questionnements fusent de tout côté « où sont-ils ? » jusqu’à défrayer plus d’une fois la chronique. Et on tentait d’expliquer autrement cette « invisibilité ». Ce serait, selon des arguments apparemment fantaisistes de certains influenceurs ou de certains chroniqueurs plutôt alarmistes, une tentative des tenants du pouvoir aux fins de justifier leur volonté de transparence et d’indépendance dans le traitement de ce délicat dossier.

Elysée Rasoahanta, Procureure générale du PAC, affirme solennellement suite à une question de la presse, que les agents du FBI ont été bel et bien aux côtés des enquêteurs malagasy dans toutes les démarches consistant à déceler la vérité et surtout à rétablir la responsabilité des uns et des autres. 

Soulever la présence ou non des agents du FBI relève purement d’une affabulation. C’est un faux débat que l’on s’entête à inculquer auprès de l’opinion pour dévier du vrai problème sinon pour banaliser toute tentative du régime à démontrer sa crédibilité.

Présents ou non, les agents du FBI comme tous les autres enquêteurs travaillent dans la discrétion. Inutile de se faire des élucubrations qui au final discréditent et ridiculisent les auteurs de cette aventure sans issue.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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